goupillon s. m. (gou-pi-llon, ll mouillées, et non gou-pi-yon)
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1Petit bâton au bout duquel il y a des soies de cochon, et qui sert à l'église pour prendre de l'eau bénite, et pour la répandre sur les objets qu'on bénit, ou la présenter à quelqu'un. On met un goupillon aux pieds d'une bière.
L'abbé de Grancey, premier aumônier de Monsieur, présenta au roi le goupillon
Saint-Simon, 94, 241Les eaubénitiers seront marqués et contremarqués au corps, collet du pied et goupillon
Régl. des orf. 30 déc. 1679
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Fig. Un goupillon, un reste de quelque grande cérémonie.
Enfin me voilà.... toute contente d'être en repos dans ma solitude ; j'ai eu tantôt encore un petit goupillon [des états de Bretagne] : c'est M. de Lavardin qui est demeuré à Vitré pour faire son entrée à Rennes
Mme de Sévigné, 9 sept. 1671
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Fig. Donner à quelqu'un du goupillon, lui donner de l'eau bénite de cour.
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2Instrument destiné au même usage et consistant en une boule de métal creuse, percée de petits trous et portée au bout d'un manche.
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3Terme d'arts. Sorte de brosse ayant de la ressemblance avec un goupillon de bois.
Remarque
Ajoutez : Un petit goupillon, dans l'exemple de Mme de Sévigné, est expliqué par un petit reste. Cela n'est pas suffisant ; un goupillon y est une chose désagréable, une corvée.
Étymologie
Goupil, renard (voy. GOUPIL) ; le goupillon ayant été d'abord une queue de renard, ou étant assimilé à une queue de renard ; norm. vipillon.