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gourme dans le Littré

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1gourme s. f. (gour-m')

  1. 1Terme de vétérinaire. Maladie particulière au cheval, et surtout aux jeunes chevaux, qui consiste dans l'inflammation de la muqueuse des premières voies respiratoires, avec engorgement des ganglions sous-maxillaires et tuméfaction phlegmoneuse du tissu cellulaire environnant. C'est un jeune poulain ; il n'a pas encore jeté sa gourme.

  2. 2Nom donné vulgairement aux croûtes de lait chez les enfants.

    • Jeter sa gourme, se dit des petits enfants qui ont quelque maladie de peau.

      • J'ai Marie qui jette sa gourme comme vous savez Mme de Sévigné, 6 sept. 1675
    • Fig. Jeter sa gourme, se dit des jeunes gens qui font des folies en entrant dans le monde.

Étymologie

Origine incertaine. Berry, gorme ; génev. jeter son gorme ; portug. gosma, gourme, gosmar, gormar, jeter sa gourme. Le portugais gosmar, gormar signifie aussi vomir, ainsi que l'espagnol gormar. Diez tire gourme de l'ancien scandinave gorm-r, boue, et il en rapproche le berry eau gourmée, eau stagnante. D'un autre côté, la forme grume que donne l'historique rapproche gourme de grume, écorce, de sorte que la gourme serait comparée à une croûte.

2gourmé, ée part. passé (gour-mé, mée)

  1. 1Qui a une gourmette. Si un cheval n'est gourmé, il ne se ramène pas bien.

    • Fig. Être gourmé, être roide comme si on était tenu par une gourmette, présenter l'apparence de la roideur et de la présomption.

      • Nous l'aurions vu [le parlement] le corps le plus pauvre, le plus ignorant, le plus petit, le plus gourmé Diderot, Sur l'hist. du parlem.
      • Un homme d'environ trente ans, d'un maintien roide et d'une physionomie gourmée CH. DE BERNARD, la Cinquantaine, § 1
  2. 2Qui a reçu des gourmades. Rudement gourmé pour son insolence.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander