grabat s. m. (gra-ba ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des gra-ba-z en désordre)
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Méchant lit, tel que sont ceux des pauvres gens.
- J'étais seul l'autre jour, dans ma petite chambre,Couché sur mon grabat, souffrant de chaque membre Scarron, Épître chagrine.
Quant au lit du roi [Frédéric II], c'était un grabat de sangles avec un matelas mince, caché par un paravent ; Marc-Aurèle et Julien, ses deux apôtres, n'étaient pas plus mal couchés
Voltaire, Mém. écrits par lui-même.
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Familièrement. Être sur le grabat, être malade au lit.
Vous me permettez de ne vous pas écrire de ma main, quand ma détestable santé me tient sur le grabat
Voltaire, Lett. Richelieu, 17 août 1767
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Mettre sur le grabat, rendre malade.
Venez-vous purger encore, saigner, droguer, mettre sur le grabat toute ma maison ?
BEAUMARCHAIS, Barb. de Séville, III, 5
Étymologie
Lat. grabatus, du grec ϰράϐατος.