Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

gredin dans le Littré

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1gredin, ine s. m. et f. (gre-din, di-n')

  1. 1Mendiant, mendiante (vieilli en ce sens).

    • Des gredins du Parnasse ont dit que je vends mes ouvrages ; ces malheureux cherchent à penser pour vivre, et moi je n'ai vécu que pour penser Voltaire, Lett. Panckoucke, 13 févr. 1769
    • C'était un bon temps pour les gredins que celui de Chapelain, à qui la maison de Longueville donnait douze mille livres tournois annuellement pour sa Pucelle Voltaire, Lett. d'Argental, 7 mars 1760
    • Pour toute armée une trentaine de gredins montant la garde avec un parasol de peur du soleil Voltaire, la Princ. de Babyl. IX
    • Pythagore fut renversé par une multitude de gredins et de gredines qui couraient en criant : c'est bien fait Voltaire, Avent. indienne.
  2. 2Fig. Une personne qui ne mérite aucune considération, qui est sans bien et sans bonnes qualités.

Étymologie

Bourg. guerdin ; lorrain, gordin ; du germanique : anc. scand. grâd, faim ; goth. grêdus ; angl. greed. Comp. l'ital. gretto, avarice, qui vient du moyen haut all. grit, avidité.

2gredin, ine s. m. et f. (gre-din, di-n')

  1. Sorte de petit chien à longs poils.

    • Le grand et le petit épagneul, qui ne diffèrent que par la taille, transportés en Angleterre, ont changé de couleur du blanc au noir, et sont devenus, par l'influence du climat, grand et petit gredins, auxquels on doit joindre le pyrame, qui n'est qu'un gredin noir comme les autres, mais marqué de feu aux quatre pattes, aux yeux et au museau Buffon, Quadrup. t. I, p. 369
    • Cette petite chienne était âgée de treize ans, et avait eu pour mère une gredine toute noire Buffon, ib. t. XII, p. 215
    • Un beau jour je quittai madame et ses gredins SAURIN, l'Anglomane, sc. 1

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander