grenade s. f. (gre-na-d')
-
1Fruit du grenadier, qui contient des grains rouges renfermés dans de petites cellules. Une grenade mûre. Des grenades acides.
-
Il se dit aussi de la fleur des grenadiers de nos jardins qui ne donnent pas de fruit.
-
-
2Terme d'artillerie. Boule de fer creuse, ainsi nommée en raison de sa forme, qu'on remplit d'étoupes et de poudre, et à laquelle on met le feu par une fusée, pour la jeter à la main dans un poste ennemi.
-
Grenade à cuiller, grenade qui se lançait avec des instruments en forme de cuiller.
-
Grenades borgnes, se disait de celles qu'il n'était pas nécessaire d'allumer et qui, étant jetées avec le mortier, s'enflammaient d'elles-mêmes.
-
-
3Ornement militaire qui représente une grenade et qui se met sur l'habit, sur la giberne des grenadiers.
-
4Grenade de mer, corps dur, pétrifié, qui naît dans la mer contre les roches et dont la forme et la couleur sont assez semblables à celles de la grenade.
-
5Nom sous lequel les habitants des côtes de la Flandre désignent les chevrettes ou crevettes.
Ruches, paniers et autres engins pour prendre crevettes, grenades ou salicots
Ordonn. août 1681
-
6Se disait aussi de la soie la plus estimée pour la couture, les franges, etc.
-
Nom d'une étoffe qui tenait le milieu entre le basin et la toile La grenade était faite de fil et de coton, et devait son nom à de petites mouchetures en forme de grains.
-
Étymologie
Lat. granatum, sous-entendu malum pomme à grains ; de granum. grain.