grogner v. n. (gro-gné)
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1Il se dit du cri du cochon.
Le petit monstre [le fils de la fée Dentue].... se mit à grogner comme un cochon de ce qu'elle [Fleur d'Épine] avait la hardiesse de rebuter ses familiarités
HAMILTON, Hist. de Fleur d'Épine.
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2Fig. et familièrement. Murmurer, témoigner son mécontentement par un bruit sourd.
- Et la muse en grognant lui défend sa fontaine Régnier, Sat. II
Ce nouvel Égiste grognait toujours quand il me voyait entrer chez sa dame
J.-J. Rousseau, Confess. II
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3V. q. Populairement. Gronder quelqu'un. Il ne fait que me grogner.
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V. réfl. Ils sont toujours à se grogner.
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Étymologie
Berry, greugner ; bourguig. grongnai ; wallon, grognî ; provenç. gronhir, gronir ; catal. grunyir ; espagn. gruñir ; portug. grunhir ; ital. grugnire et grugnare ; du latin grunnire ; comp. l'anc. h. allem. grunnî, angl. groan, et le kimry grwn. La forme régulière est grunir qui se disait dans le XIIe siècle ; plus tard le verbe a passé à la 1re conjugaison.