1grêler (grê-lé)
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1V. impers. Il se dit quand il tombe de la grêle.
- Qu'il vente et qu'il grêle, je me moque de tout Scarron, dans RICHELET
Un paysan croit qu'il a grêlé par hasard sur son champ ; mais le philosophe sait qu'il n'y a point de hasard, et qu'il était impossible, dans la constitution de ce monde, qu'il ne grêlât pas ce jour-là en cet endroit
Voltaire, Dict. phil. Destin.
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Fig.
Qui doute qu'avec ce nom [abbé d'Athènes] il [Ménage] n'eût pu défier la rime et la prose qui ont tant de fois grêlé sur le sien ?
Anti-Menagiana, p. 181
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Fig. Grêler sur le persil, exercer son influence, son pouvoir, sa critique sur des gens faibles, ou dans des choses de peu de conséquence.
Entre nous, madame, on peut dire qu'en matière de doctrine, on a grêlé sur le persil
Mme de Maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, t. VII, p. 77, dans POUGENS.Vous savez comme on grêle ici sur les personnes dont on croit n'avoir que faire
Mme de Maintenon, ib. 22 nov. 1709Le parlement a tant grêlé sur le persil, qu'il ne faut plus qu'il grêle
Voltaire, Lett. en vers et en prose, 146
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2V. a. Endommager par la grêle. Je crains que cet orage ne grêle nos vignes. Ce canton a été grêlé.
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Il se dit aussi des personnes dont les propriétés ont été dévastées par la grêle. Presque tous nos propriétaires ont été grêlés.
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Fig.
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Fig. Cet homme a été grêlé, il a fait de grandes pertes, il a eu de grandes infortunes.
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Étymologie
Grêle 2 ; bourg. grôlay.