Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

grêler dans le Littré

2 articles· 7 citations· rimes· synonymes· conjugaison

1grêler (grê-lé)

  1. 1V. impers. Il se dit quand il tombe de la grêle.

    • Qu'il vente et qu'il grêle, je me moque de tout Scarron, dans RICHELET
    • Un paysan croit qu'il a grêlé par hasard sur son champ ; mais le philosophe sait qu'il n'y a point de hasard, et qu'il était impossible, dans la constitution de ce monde, qu'il ne grêlât pas ce jour-là en cet endroit Voltaire, Dict. phil. Destin.
    • Fig.

      • Qui doute qu'avec ce nom [abbé d'Athènes] il [Ménage] n'eût pu défier la rime et la prose qui ont tant de fois grêlé sur le sien ? Anti-Menagiana, p. 181
    • Fig. Grêler sur le persil, exercer son influence, son pouvoir, sa critique sur des gens faibles, ou dans des choses de peu de conséquence.

      • Entre nous, madame, on peut dire qu'en matière de doctrine, on a grêlé sur le persil Mme de Maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, t. VII, p. 77, dans POUGENS.
      • Vous savez comme on grêle ici sur les personnes dont on croit n'avoir que faire Mme de Maintenon, ib. 22 nov. 1709
      • Le parlement a tant grêlé sur le persil, qu'il ne faut plus qu'il grêle Voltaire, Lett. en vers et en prose, 146
  2. 2V. a. Endommager par la grêle. Je crains que cet orage ne grêle nos vignes. Ce canton a été grêlé.

Étymologie

Grêle 2 ; bourg. grôlay.

2grêler v. a. (grê-lé)

  1. 1Arrondir les dents d'un peigne sur toute leur longueur.

  2. 2Réduire la cire en lanières ou rubans, afin de rendre le blanchiment plus facile. On dit aussi grelouer.

Étymologie

Grêle 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander