gueuserie s. f. (gheû-ze-rie)
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1Condition de gueux, de personne sans bien, sans avoir.
- Poli, galant, qui fait les choses comme il faut,Et dont la gueuserie est l'unique défaut Thomas Corneille, Comtesse d'Orgueil, I, I
Je viens d'apprendre que ta gueuserie rebute tous les partis qui se présentent pour notre fille
BRUEYS, Avocat Pat. I, 3- Quel est donc ce brigand qui, là-bas, nez au vent,Se carre, l'œil au guet et la hanche en avant,Plus délabré que Job et plus fier que Bragance ;Drapant sa gueuserie avec son arrogance ? Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2
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2Mendicité.
La gueuserie en ce pays-là est d'une grande ressource pour les gens d'esprit mal aisés qui veulent sacrifier à la paresse
Lesage, Guzm. d'Alfar. III, 2Tout pays où la gueuserie, la mendicité est une profession, est mal gouverné ; la gueuserie, ai-je dit autrefois, est une vermine qui s'attache à l'opulence ; oui, mais il faut la secouer
Voltaire, Dict. phil. Gueux.
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3Fig. Une chose vie, de peu de prix. Il n'a acheté que de la gueuserie.
- Et la fête de Pan parmi nous si chérieAuprès de ce spectacle est une gueuserie Molière, Mélicerte, I, 3
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4Confédération des gueux, dans les Pays-Bas, au XVIe siècle.
Étymologie
Gueuser.