Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

guinde dans le Littré

2 articles· 10 citations· rimes· synonymes

1guinde s. f. (ghin-d')

  1. 1Nom d'une petite presse à moulinet et sans vis, dont se servent les tondeurs de draps.

    • On dit aussi guinda.

  2. 2Terme de marine. Machine à poulie pour élever de gros fardeaux.

2guindé, ée part. passé (ghin-dé, ée)

  1. 1Hissé, porté en haut à l'aide de machines.

  2. 2Fig. Qui a un caractère factice d'élévation, et comme si une machine avait contribué à cette élévation.

    • Les vers d'Horace [tragédie de Corneille] ont quelque chose de moins guindé Corneille, Ex. de Cinna.
    • Vous me dépeignez fort bien ce bel esprit guindé ; je ne l'aimerais pas mieux que vous ; mais je ne serais point étonnée que le comte de Guiche s'en accommodât Mme de Sévigné, Lett. 6 avril 1672
    • Il était guindé dans toutes ses allures Hamilton, Gramm. 7
    • Dufresne [un acteur] n'était nullement fait pour les rôles de dignité et de force ; je l'ai vu guindé dans Athalie, quand il faisait le grand prêtre Voltaire, Lett. d'Argental, 17 janv. 1742
    • Elles [des dames anglaises] étaient guindées et froides, prenaient du thé, faisaient un grand bruit avec leurs éventails, ne disaient mot, ou criaient toutes à la fois pour médire de leur prochain Voltaire, Mél. littér. Lett. à M***.
    • Un goût factice et guindé qui n'est plus que l'ouvrage de la mode J.-J. Rousseau, Hél. VI, 5
    • Que d'orateurs guindés qui se disent profondsSe tourmentent sans fin pour enfanter des sons ! GILB., Le XVIIIe s.
    • Il est toujours guindé, il a l'air contraint, il veut paraître toujours grave.

      • Il n'a rien de vrai, ni de naturel, il est guindé, et outré en tout FÉNEL., Dial. des morts anc. Dial. 24
  3. 3Terme de manége. Être guindé à cheval, s'y tenir raide, dans une position gênée et avec affectation.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander