1guinde s. f. (ghin-d')
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1Nom d'une petite presse à moulinet et sans vis, dont se servent les tondeurs de draps.
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On dit aussi guinda.
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2Terme de marine. Machine à poulie pour élever de gros fardeaux.
1Nom d'une petite presse à moulinet et sans vis, dont se servent les tondeurs de draps.
On dit aussi guinda.
2Terme de marine. Machine à poulie pour élever de gros fardeaux.
1Hissé, porté en haut à l'aide de machines.
2Fig. Qui a un caractère factice d'élévation, et comme si une machine avait contribué à cette élévation.
Les vers d'Horace [tragédie de Corneille] ont quelque chose de moins guindéCorneille, Ex. de Cinna.
Vous me dépeignez fort bien ce bel esprit guindé ; je ne l'aimerais pas mieux que vous ; mais je ne serais point étonnée que le comte de Guiche s'en accommodâtMme de Sévigné, Lett. 6 avril 1672
Il était guindé dans toutes ses alluresHamilton, Gramm. 7
Dufresne [un acteur] n'était nullement fait pour les rôles de dignité et de force ; je l'ai vu guindé dans Athalie, quand il faisait le grand prêtreVoltaire, Lett. d'Argental, 17 janv. 1742
Elles [des dames anglaises] étaient guindées et froides, prenaient du thé, faisaient un grand bruit avec leurs éventails, ne disaient mot, ou criaient toutes à la fois pour médire de leur prochainVoltaire, Mél. littér. Lett. à M***.
Un goût factice et guindé qui n'est plus que l'ouvrage de la modeJ.-J. Rousseau, Hél. VI, 5
Il est toujours guindé, il a l'air contraint, il veut paraître toujours grave.
Il n'a rien de vrai, ni de naturel, il est guindé, et outré en toutFÉNEL., Dial. des morts anc. Dial. 24
3Terme de manége. Être guindé à cheval, s'y tenir raide, dans une position gênée et avec affectation.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander