1hère s. m. (hè-r')
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1Terme de mépris. Homme sans considération, sans fortune.
Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères et pauvres diables
La Fontaine, Fabl. I, 5- Un villageois, un hère, un pauvre diable La Fontaine, Faucon.
- Valère vient à nous. - Je plains le pauvre hère,Sachant ce qui se passe Molière, le Dép. I, 2
Le comte : Quel est donc ce Basile qui se mêle de son mariage ? - Figaro : Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille
Beaumarchais, Barb. de Sév. I, 6
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2Espèce de jeu de cartes qui se joue entre plusieurs personnes et où il n y a qu'un seul des joueurs qui gagne, dit aussi l'as qui court.
Je voudrais qu'il mît les échecs à la place du hère
Mme de Sévigné, 395Le 19 janvier 1686, le soir il y eut appartement ; Monseigneur y joua au hère et ensuite au lansquenet
DANGEAU, I, 283
Étymologie
Haute-Normandie, la hère, la dame, la maîtresse. Origine douteuse. Diez pense qu'il vient de l'allemand Herr, maître, seigneur. Il est sûr que certains mots étrangers ont passé dans le français avec un sens péjoratif ; par exemple, l'allemand Ross, cheval de guerre, coursier, qui a donné rosse. On peut mettre en avant le latin herus, maître ; il faudrait aussi y admettre un sens péjoratif. Si le mot est récent, il vient plutôt de l'allemand que du latin ; c'est l'inverse s'il est ancien ; et sa présence en Normandie avec un sens honorable fait croire qu'il est plus ancien qu'il ne paraît d'après les textes.