hébéter v. a. (é-bé-té. La syllabe bé prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : il hébète, excepté au futur et au conditionnel : j'hébéterai, j'hébéterais)
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1Rendre obtus, émoussé, en parlant de l'esprit, des sens, par comparaison à un tranchant qu'on émousse.
Les esprits ont dégénéré dans l'Inde ; probablement le gouvernement tartare les a hébétés
Voltaire, Mœurs, 3La fade galanterie n'a point hébété ta raison
J.-J. Rousseau, Hél. II, 11
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2S'hébéter, v. réfl. Devenir hébété.
Le remède est de s'hébéter, de ne point penser
Mme de Sévigné, 543
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3Rendre insensible.
C'est de cette façon que se passent les gouttes [la goutte]..., quand elles ont hébété la partie malade, à force de la tourmenter
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
Étymologie
Lat. hebetare, de hebes, émoussé.