habitacle s. m. (a-bi-ta-kl')
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1Habitation, demeure ; il ne se dit guère que dans le style soutenu et dans celui de l'Écriture. L'habitacle du Très Haut.
- Se retire aux tombeaux, habitacle d'horreur R. GARNIER, Marc-Antoine, IV, 1
- Un bourg était autour, ennemi des autels,Gens barbares, gens durs, habitacle d'impies La Fontaine, Phil. et Baucis.
Non loin de l'armorique plage, Il est une île, affreux rivage, Habitacle marécageux, Moitié peuplé, moitié sauvage
Gresset, Carême impromptu.- Quels beaux échanges d'amitiéFont digne de regrets l'habitacle des hommes ? André Chénier, ïambe III
Le souverain des hiérarchies maudites est entré dans son habitacle impur
Chateaubriand, Mart. VIII
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Fig. et par plaisanterie. L'habitacle de la raison, la tête, le cerveau.
- Pâris a peur qu'on ne lui fêleL'habitacle de la raison Scarron, Virg. V
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2Terme de marine. Armoire dans laquelle est placée en suspension la boussole ou compas de route. D'après Legoarant, habitacle, terme de marine, est féminin ; l'Académie le dit masculin.
Étymologie
Provenç. habitacle, abitacle ; esp. habitaculo ; ital. abitacolo ; du lat. habitaculum, de habitare, habiter.