Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

haillon dans le Littré

1 article· 7 citations· rimes· synonymes

haillon s. m. (ha-llon, ll mouillées, et non ha-yon)

  1. 1Vieux lambeau de toile ou d'étoffe.

    • Quittez à cette heure ces vieux haillons VAUGELAS, Q. C. IV, 1
    • C'est Timon qui cultive un champ pierreux ; dieux ! comme il est fait, au prix de ce qu'il était autrefois ! le voilà tout crasseux et tout couvert de haillons D'ABLANCOURT, Lucien, Timon.
    • La paresse toujours endormie sera vêtue de haillons Saci, Prov. de Salom. XXIII, 20
    • Il [le Tasse] alla à pied, couvert de haillons, depuis Ferrare jusqu'à Sorrento, dans le royaume de Naples, trouver une sœur qu'il y avait et dont il espérait quelque secours Voltaire, Ess. poés. ép. ch. 7
    • Il secouait sous son manteauUn haillon de pourpre en lambeau,Sur sa tête un myrte stérile Alfred de Musset, Poés. nouv. Nuit de décembre.
    • Par extension.

      • Les pompes du monde que saint Augustin appelle avec raison les haillons du diable NICOLE, Essais, t. III, p. 324, dans POUGENS
    • Fig.

      • Des expressions ignobles dans la bouche d'un grand personnage sont des haillons qui couvrent un roi LA HARPE, Cours de littér. t. VII, p. 87, dans POUGENS
  2. 2Terme d'ardoisière. Petite hutte où travaillent les ouvriers.

Étymologie

Anc. haut allem. hadil, lambeau. Coquillart, Droits nouveaux, a dit haillonnerie.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander