1hampe s. f. (han-p')
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1Le bois d'une hallebarde, d'une pertuisane, d'un épieu, etc.
La hampe de sa lance [de Goliath] était comme ces grands bois dent se servent les tisserands ; et le fer de sa lance pesait six cents sicles de fer
Saci, Bible, Rois, I, XVII, 7- Et la hampe jamais n'ose aligner leurs rangs MASSON, Helvét. III
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On dit de même : la hampe d'un écouvillon, d'un refouloir.
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2Terme de peinture. Manche de pinceau.
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3Terme de botanique. Long pédoncule axillaire, nu, s'élevant d'un point très rapproché du collet.
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4Terme de vénerie. La poitrine du cerf.
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5Terme de boucherie. Hampe ou grasset, maniement pair ou double, commun aux deux sexes, dont la graisse est placée dans l'épaisseur du repli musculo-cutané étendu de la partie postérieure et latérale du ventre vers l'extrémité inférieure et antérieure de la cuisse.
Étymologie
Norm. hante, manche d'un fouet. Diez distingue hampe de hante ; il tire hampe de l'allemand Handhabe, un manche (de Hand, main, et haben, avoir), d'où hantbe, hampe ; et hante, d'après Ménage, du latin ames, amitis, perche, d'où amte, ante ou hante, où l'h est épenthétique comme dans huile d'oleum. Il est douteux que hante et hampe soient deux mots différents ; ils ont dans l'historique le même sens, et le normand hante signifie la même chose que hampe. Il est donc difficile de les séparer par l'étymologie. Ajoutez qu'ils ne paraissent pas contemporains ; l'antiquité, au moins d'après nos recherches, ne connaît que hante ; et hampe n'apparaît qu'à la fin du XIVe siècle et comme terme de vénerie. On peut donc conclure qu'entre hante et hampe Il n'y a qu'une altération de prononciation, et qu'ils ne sont pas différents, mais que l'un a succédé a l'autre. Cela posé, l'étymologie de Handhabe serait tout à fait vraisemblable, si, à côté de hante, il n'y avait hanste, qui vient de hasta, lance, avec l'intercalation d'une nasale ; il est possible que hanste et hante soient le même mot, venant de hasta, et que le tout ait été pris pour la partie, la lance entière pour le bois.