hart s. f. (har ; le t ne se prononce et ne se lie jamais : la har au cou)
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1Lien d'osier ou d'autre bois pliant qui sert à lier les fagots.
Bourgean le promit bien et signa ; et moi, qui me fiais à cela, je m'en allai.... persuadé qu'il n'oserait couper une seule hart au delà de ce qui lui revenait
Paul-Louis Courier, à MM. les juges de Tours.
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2La corde dont on étranglait les criminels.
- Je croirais mériter la hart Régnier, Mac.
- Guindé la hart au col, étranglé court et net La Fontaine, Fabl. VI, 19
- Si je suis par vos soins à l'abri de la hart,Du butin que j'ai fait vous aurez votre part BOURSAULT, Merc. gal. II, 4
En 1535, il fut prescrit, et sous peine de la hart, à tout bourgeois de se faire raser la barbe, parce qu'alors la longue barbe distinguait les nobles et les militaires de ceux qui ne l'étaient point
SAINT-FOIX, Ess. Paris, t. 4, p. 254
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3Cheville de fer, courbée en demi-cercle et fixée à la muraille, sur laquelle le gantier et le peaussier passent et étirent les peaux.
Étymologie
Wallon, hâre ; namur. haurde ; Hainaut, hart, s. m. ; norm. hart, grosse branche, et arde, morceau de bois ; origine inconnue. On indique le celtique : bas-breton, ari, éré, lien, attache ; gaél. ar ; bas-breton aricin, et dans les anciens auteurs, heren, attacher ; mais cela ne rend pas compte du t.
Supplément
HART. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Jouaucoux, en picard, hart signifie pousse ou tige flexible de toute essence de bois propre à être tordue, et aussi baguette, jeune rameau avec lequel on peut fouetter, et vient du lat. artus, employé par Pline au sens de branche, de rameau ; diminutif une hartchel. Mais, indépendamment de la prosthèse de l'h, artus de Pline est un mot métaphorique dont il n'y a aucune trace dans la langue vulgaire au sens de rameau.