hasardé, ée part. passé (ha-zar-dé, dée)
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1Mis au hasard, au risque, en péril. Le salut du pays hasardé dans une bataille.
- Cinna n'est pas perdu pour être hasardé Corneille, Cinna, I, 2
- Un sang hasardé pour Chimène Corneille, Cid, V, 7
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2Tenté avec hasard, avec risque. Un effort hasardé avec peu de chance de succès.
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3Qui est peu sûr, qui n'a guère de garants.
Il vaut mieux mille fois se taire et souffrir que de troubler la paix par des plaintes hasardées
Voltaire, Lett. l'évêque d'Annecy, 29 avr. 1768Cette idée sur la cause du mouvement des planètes paraîtra moins hasardée lorsqu'on rassemblera toutes les analogies qui y ont rapport
Buffon, Hist. natur. Preuves, Théor. terr. Œuv. t. I, p. 195- C'est peut-être, César, un rapport hasardé LEGOUVÉ, Épichar. et Néron, III, 4
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4Terme de littérature. Qui, étant en dehors de l'usage, court risque de n'être pas bien accueilli des connaisseurs.
Il y a un mot dans votre ouvrage, qui est bien hasardé
La Bruyère, IOn ne veut plus rien que de nouveau, de brillant, d'extraordinaire, de hasardé
Rollin, Traité des Ét. Disc. prél. p. xcij, dans POUGENSOn est assez lâche pour céder quelquefois à d'impertinentes critiques ; on sacrifie des traits noblement hasardés auxquels le public s'accoutumerait en quatre jours
Voltaire, Lett. d'Argental, 8 mars 1762
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5Blond hasardé, blond qui tire sur le roux.
Il lui restait de ses anciens charmes un air un peu plus que hardi, qui réveillait merveilleusement la fadeur d'une blonde un peu hasardée
Duclos, Confess. comte de ***, Œuv. t. VIII, p. 109, dans POUGENS.
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6Se dit aussi d'une pièce de boucherie ou de gibier qui, trop gardée, commence à sentir. Gigot hasardé.