hennir v. n. (ha-nir)
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Il se dit du cheval quand il fait son cri ordinaire.
Ils sont devenus comme des chevaux qui courent et qui hennissent après les cavales ; chacun d'eux a poursuivi de même avec une ardeur furieuse la femme de son prochain
Saci, Bible, Jérémie, V, 8Les seigneurs s'étant trouvés le lendemain au rendez-vous, le cheval de Darius ne fut pas plutôt dans l'endroit où il avait senti la cavale, qu'il hennit : sur quoi Darius fut salué roi par les autres, et placé sur le trône
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 343, dans POUGENSOn prétend que les chevaux auxquels on a fendu les naseaux ne peuvent plus hennir ; je n'ai pas été à portée de vérifier le fait
Buffon, Cheval.On a vu des chevaux abandonnés dans les bois hennir continuellement pour se faire entendre
Buffon, ib.On a remarqué que les chevaux qui hennissent le plus souvent, surtout d'allégresse et de désir, sont les meilleurs et les plus généreux
Buffon, ib.- Renversée, entraînée, à ce choc qui l'étonne,De ses preux chevaliers la troupe l'abandonne,Et son coursier, blessé, hennissant, furieux,Se cabre, se tourmente et l'emporte avec eux MASSON, Helvét. III
- Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle,Et foule aux pieds les peuples et les rois Béranger, Ch. du cosaque.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Étymologie
Berry, hannir, du latin hinnire.