1herbage s. m. (èr-ba-j')
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1Toute sorte d'herbes.
Le plus souvent une couronne de feuilles de chêne ou de laurier, ou de quelque herbage plus vil encore, devenait inestimable parmi les soldats [romains], qui ne connaissaient point de plus belles marques que celles de la vertu ni de plus noble distinction que celle qui venait des actions glorieuses
Bossuet, Hist. III, 6- Quelques fruits dédaignés de la brute sauvage,L'herbage impur vomi par le flot écumant,De nos corps épuisés sont l'unique aliment MILLEV., Élég. II, Homère.
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2L'herbe des prés, des pâturages.
La biche [qui a perdu son faon] dissipe son chagrin en cherchant d'autres herbages et d'autres forêts
Paul-Louis Courier, Lett. II, 169
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3Particulièrement. Pré destiné à l'engrais des bœufs et des vaches. Cet herbage est d'un très grand revenu.
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4Terrain en friche sur lequel tout propriétaire de bestiaux a droit de les envoyer.
Étymologie
Wallon, yerbage ; bourguig. arbeige ; provenç. erbatge ; espagn. herbage ; ital. erbaggio ; du bas-lat. herbaticum, de herba, herbe. Herbaticum s'employait surtout au sens de droit de pâturage.