houlette s. f. (hou-lè-t')
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1Bâton que porte le berger, et au bout duquel est une plaque de fer en forme de gouttière, qui sert pour lancer des mottes de terre aux moutons qui s'écartent, et de la sorte les faire revenir.
Il [le loup] s'habille en berger, endosse un hoqueton, Fait sa houlette d'un bâton, Sans oublier la cornemuse
La Fontaine, Fabl. III, 3
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Fig.
Que je vous regrette ! Mais il faut céder ; Sans chien, sans houlette Puis-je vous garder ?
DESHOULIÈRES, à ses filles.Vous êtes appelés aujourd'hui à la défense de la patrie céleste ; troupeau chéri que le ciel a confié à mes soins, c'est peut-être la dernière fois que votre pasteur vous rassemble sous sa houlette
Chateaubriand, Mart. XI- Du bercail ils chassaient les loups,Sans abuser de la houlette Béranger, Pet. fée.
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Fig. Poétiquement, l'état, la condition de berger.
Pour prendre le fer j'ai quitté la houlette
Rotrou, St-Genest. I, 4- Et le sort prend plaisir, d'une chaîne secrète,D'allier quelquefois le sceptre et la houlette Regnard, Démocrite, III, 2
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Depuis le sceptre jusqu'à la houlette, depuis les rois jusqu'aux bergers.
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2Terme de jardinage. Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
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3Outil de fer avec lequel le chandelier hache le suif.
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Cuiller avec laquelle le glacier prépare les sorbets et les glaces.
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Pelle dont les fondeurs de monnaies se servent pour porter la cuiller pleine de métal fondu.
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4Coquille bivalve de la mer Rouge.
Étymologie
Wallon, holète. Origine incertaine. Grangagnage le rattache au verbe wallon holer, se remuer, s'agiter. Scheler, qui d'abord y avait vu un diminutif de houe (houe-lette, contracté en houlette), revient au latin agolum, houlette, d'où un diminutif oulette, muni de l'h par assimilation avec houe.