Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

hurler dans le Littré

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hurler v. n. (hur-lé)

  1. 1Pousser des hurlements, en parlant du loup, du chien.

    • Ils [les chiens mulets] hurlaient plus fort et plus souvent aux approches de la pluie et dans les temps humides, que dans les beaux temps ; les loups dans les bois ont ce même instinct, et on les entend hurler dans les mauvais temps et avant les orages Buffon, Quadrup. t. XII, p. 266
  2. 2Par analogie. Il se dit des cris aigus et prolongés que l'on pousse dans la colère, dans la douleur, etc.

  3. 3Fig. Parler avec emportement, avec le ton de la fureur. Une tourbe fanatique hurlait contre lui.

    • Dis-moi donc, laissant là cette folle hurler... Boileau, Sat. X
    • Si les jésuites crièrent à l'impiété, les jansénistes hurlèrent ; il se trouva un convulsionnaire nommé Abraham Chaumeix, qui présenta à des magistrats une accusation en forme intitulée Préjugés légitimes contre l'Encyclopédie Voltaire, Mél. litt. Lett. à S. H. le prince de ***, Lett. 8
  4. 4V. a. Prononcer avec un ton d'emportement ou de colère qu'on assimile au hurlement.

Remarque

Au commencement du XVIIe siècle, on disait souvent heurler :

Étymologie

Picard, heuler ; wallon, hoûler ; norm. hûler, heuler ; Berry, ûler, hûler, ioûler ; provenç. ulular, ullular, udolar ; catal. udolar ; espagn. et portug. ulular ; ital. ululare, ulolare, urlar ; du latin ululare ; comparez ὀλολύζω, crier, sanscrit ululis, hurlement, ulûka, hibou ; le radical est ul, onomatopéique, redoublé pour renforcer l'onomatopée. La forme ancienne et correcte est uller, ou, avec prosthèse d'une h, huller ; l'r dans hurler est une corruption.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander