illuminer v. a. (il-lu-mi-né)
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1Éclairer, répandre de la lumière sur quelque chose. La lune en son plein illuminait la campagne.
- Mais quel nouveau soleil illumine les airs ? Rotrou, Herc. mour. V, 3
- Cet ouvrage, en petit, contient une collineQu'un air toujours serein, toujours pur illumine BAHIER, le Cabinet de Quinault, p. 49
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Fig.
L'éclat de telles actions [guerres, ambassades, etc.] semble illuminer un discours, et le bruit qu'elles font déjà dans le monde aide celui qui parle à se faire entendre d'un ton plus ferme et plus magnifique
Bossuet, Bourgoing.
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2Faire des illuminations.
Il fut le seul des ministres étrangers qui illumina sa maison pour la prise de Cagliari
Saint-Simon, 475, 111
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Absolument. On ordonna d'illuminer.
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3Fig. Éclairer l'esprit de lumières intellectuelles, morales, religieuses.
Que si Dieu permet que les hommes se méprennent en des choses si importantes, pourquoi aura-t-il plus de soin de les illuminer en ma cause ?
BALZAC, Lett. 6, 7- Une céleste flammeD'un rayon prophétique illumine mon âme Corneille, Cinna, V. 3
- Laurent, serrez ma haire avec ma discipline,Et priez que toujours le ciel vous illumine Molière, Tart. III, 2
Cette loi [naturelle] Inspira Zoroastre, illumina Solon
Voltaire, Loi nat. I
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4S'illuminer, v. réfl. Devenir illuminé, éclairé. Le sommet des montagnes s'illuminait à mesure que le soleil se levait.
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Fig.
- De découper un peu de sa pourpre divine,Pour faire que la sienne un peu plus s'illumine BARBIER, Rev. des Deux-Mondes, mai 1865, p. 498
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5Être garni d'illuminations. La nouvelle arrivait à peine que déjà tous les edifices s'illuminaient.
Étymologie
Provenc enlumenar, illuminar, illumenar, ellumenar ; esp. iluminar ; ital. illuminare ; du lat. illuminare, de il pour in, dans, et lumen, lumière.