Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

immodération dans le Littré

1 article· 3 citations

immodération s. f. (i-mmo-dé-ra-sion)

  1. Caractère de ce qui est immodéré.

    • M. le prince, par une immodération invincible, a ruiné tous les avantages que la fortune et la nature avaient joints à l'envi en sa personne La Rochefoucauld, Mém. 53
    • Ces grands parleurs qui se ruinent de réputation et se bannissent des cercles et des ruelles par l'intempérance et l'immodération de leur langue MARG., BUFFET, Observ. p. 100
    • Ceux qui, chargés par état de maintenir ce qu'on est convenu d'appeler l'ordre ; ceux qui prêchent à l'ouvrier la plus difficile, la plus rare, la plus impossible des vertus : la modération dans les désirs, ceux-là même, ce sont ceux qui donnent à la société tout entière l'exemple de l'immodération la plus scandaleuse, c'est-à-dire la moins digne d'excuse CARREL, Œuvres, t. III, p. 574

Remarque

Bouhours observe que ce mot employé par un illustre écrivain [La Rochefoucauld] n'est pas jugé français, mais il est bon et même ancien dans la langue. HIST. XVe s. XVIe s.

Étymologie

Lat. immoderationem, de in négatif, et moderatio, modération.

Supplément

IMMODÉRATION. - REM. L'exemple attribué à La Rochefoucauld n'est pas de lui, il est de Vineuil, dont les Mémoires ont été attribués à La Rochefoucauld (voy. dans les Œuvres de La Rochefoucauld, Paris, Hachette, t. II, p. 500 et suivantes).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander