immonde adj. (i-mmon-d')
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1Sale, impur. Une habitation immonde.
Il était attaqué d'un mal immonde qui n'est bien connu encore qu'en Europe, mais dont les Portugais commençaient à faire part à l'Indoustan
Voltaire, Amabed, 16e lett.Leurs jours [des parias] sont à ses yeux Comme ceux du reptile ou des monstres immondes Que le limon du Gange enfante sous ses ondes
Casimir Delavigne, Paria, I, 1
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2Il se dit surtout en parlant de ce qui a été déclaré impur par certains législateurs. Le pourceau était déclaré immonde par la loi des Juifs.
Il faut remarquer que selon la loi toutes les femmes accouchées étaient réputées immondes
BOSS., 3e serm. Purificat.Les distinctions des viandes d'animaux mondes et immondes, et les fréquentes purifications nous paraissent des cérémonies incommodes
FLEURY, Mœurs des Israél. tit. I, p. 3, dans POUGENS
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Femme immonde, celle qui est à l'époque menstruelle.
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3Fig. Qui a le caractère de l'impureté morale.
À condition qu'elle commettrait avec lui le péché immonde
Voltaire, Ingénu, 16
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Dans l'Écriture sainte, l'esprit immonde, les esprits immondes, le démon, les diables.
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S. m. pl. Les immondes, ceux qui sont atteints d'impureté morale.
Si l'on en séparait [de l'assemblée sainte] les immondes, les fornicateurs
Massillon, Mystères, Ferveur.
Étymologie
Lat. immundus, de in négatif, et mundus, propre, net (voy. MONDE).