impétrer v. a. (in-pé-tré. La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : j'impètre, excepté au futur et au conditionnel, j'impétrerai, j'impétrerais)
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1Obtenir (employé surtout dans le style ascétique).
Sainte Vierge, impétrez-nous la charité, qui est mère de la paix ; qui adoucit, tempère et réconcilie les esprits
Bossuet, 2e serm. Compass. de la Ste Vierge, 1Je le prie de vous impétrer ce bon vin de la nouvelle alliance
Bossuet, Lett. abb. 48Par l'efficace de notre prière, nous pouvons toucher le cœur de Dieu, et impétrer une grâce qui nous touche enfin nous-mêmes et nous ramène à Dieu
Bourdaloue, 5e dim. après Pâq. Dominic. t. II, p. 200
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2Terme de droit ecclésiastique. Obtenir, en parlant de bénéfices, de charges.
Puisque la troisième partie des bénéfices leur est réservée [aux universités] et qu'elles peuvent les impétrer pendant quatre mois de l'année : janvier, avril, juillet et octobre, qu'on nomme les mois des gradués
Voltaire, Mœurs, 138
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Terme de droit. Obtenir par une requête.
Étymologie
Provenç. impetrar, empetrar ; espagn. impetrar ; ital. impetrare ; du lat. impetrare, de in, en, dans, et patrare, faire, exécuter.