impiété s. f. (in-pi-é-té)
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1Mépris pour les choses de la religion.
La grâce efficace n'a point été condamnée ; aussi est-elle si puissamment soutenue par saint Augustin, par saint Thomas.... que ce serait une impiété de la taxer d'hérésie
Pascal, Prov. XVIIJe ne vous parlerai que de Mme Voisin [l'empoisonneuse].... on la mit sur le bûcher, assise et liée avec du fer.... voilà la mort de Mme Voisin, célèbre par ses crimes et par son impiété
Mme de Sévigné, 23 fév. 1680- Ce temple l'importune, et son impiétéVoudrait anéantir le Dieu qu'il a quitté Racine, Ath. I, 1
- Rompez, rompez tout pacte avec l'impiété Racine, ib.
Une impiété douce et oisive succéda à ces temps de trouble [la révolution anglaise], sous le règne de Charles II ; voilà comme tout change et que tout semble se contredire
Voltaire, Mél. litt. lett. à M. ***, 1727Son impiété [du régent] était une sorte de superstition
Duclos, Mém. rég. Œuv. t. V, p. 202
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Il se dit aussi des choses. L'impiété de cette action.
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2Action, parole, sentiment contraire à la religion.
- Ces dieux irritésSe vengent maintenant de vos impiétés Corneille, Œdipe, I, 6
Ils ont fabriqué à dessein de certaines propositions pleines d'impiétés et de blasphèmes....
Pascal, Prov. XVIIOn sait ce qui arriva à Saül pour avoir lui-même violé l'ordonnance qu'il avait faite contre cette impiété [consulter les devins]
Bossuet, Polit. VII, V, 15
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Faire des impiétés, dire des impiétés, faire des actions impies, tenir des discours impies.
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3Par extension, mépris des sentiments humains qui sont considérés comme une sorte de religion.
Étymologie
Provenç. impietat ; espagn. impiedad ; ital. empietà ; du latin impietatem, de impius, impie.