impuissant, ante adj. (in-pui-san, san-t')
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1Qui n'a pas de puissance, de force.
- Deux princes impuissants à te récompenser Corneille, Hér. V, 8
- Les démons qui sont impuissants pour le bien PASCAL, Prov. XI
- .... Venez, madame, suivez-moi ;Ne craignez ni les cris ni la foule impuissanteD'un peuple qui se presse autour de cette tente Racine, Iph. V, 2
- Je crois qu'à mon exemple impuissant à trahir,Il hait à cœur ouvert ou cesse de haïr Racine, Brit. V, 1
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2En parlant des choses, qui n'a pas d'effet, d'efficacité.
- Pouvez-vous redouter sa haine renaissante,S'il est en votre main de la rendre impuissante ? Corneille, Rod. III, 4
Après force vœux impuissants, Le héros dit : puisqu'en cette aventure Mourir nous est chose si sûre
La Fontaine, Fianc.Tu céderas ou tu tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté.... dans ta brutale fureur, tu te tournes contre toi-même, et tu ne sais comment assouvir ta rage impuissante
Bossuet, Marie-Thér.- Ils me reprocheraient, non des cris impuissants,Mais des crimes pour vous commis à votre vue Racine, Brit. IV, 2
- Et, sans renouveler ses assauts impuissants,Résolu de combattre, attendait les Persans Racine, Bajaz. I, 1
- En efforts impuissants leur maître se consume Racine, Phèd. V, 6
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3Qui est affecté d'impuissance, inhabile à engendrer.
Un homme qui avait épousé une riche héritière se trouvait impuissant
Fénelon, Solon.L'aîné [des Coislin] était impuissant, celui-ci [l'abbé] en était fort soupçonné, et n'avait point de barbe
Saint-Simon, 46, 35L'archevêque et son parti déclarèrent le roi impuissant dans le temps qu'il était entouré de maîtresses
Voltaire, Mœurs, 101
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Fig. Il se dit d'un auteur qui ne peut inventer, créer. Les critiques sont souvent impuissants.
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Substantivement. C'est un impuissant.
- Ah ! doyen des ingrats, ce triste et froid discoursEst d'un vieux impuissant qui médit des amours Voltaire, Dial. Pégase et vieillard.
Remarque
Avec un verbe, impuissant prend la préposition à : impuissant à connaître ; avec un substantif les prépositions à et pour : impuissant pour le bien. Impuissant à était, à tort, regardé comme barbare par Bouhours, qui reprochait à messieurs de Port-Royal d'avoir mis dans la traduction de l'Imitation : impuissant à vous taire. Cette tournure excellente est aussi dans Corneille.
Étymologie
Im...., et puissant.