incruster v. a. (in-kru-sté)
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1Garnir un objet d'ornements engagés dans la surface.
Le temple était incrusté de marbre
Fénelon, Tél. IXL'antichambre n'était, à la vérité, incrustée que de rubis et d'émeraudes
Voltaire, Cand. 18Les appartements étaient incrustés en mosaïque et garnis de colonnes et pilastres de très beaux marbres
J.-J. Rousseau, Conf. VII
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On dit simplement aussi : incruster un pilastre, un portique, etc.
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2Engager dans une surface des objets d'ornement. Incruster une mosaïque dans le pavé d'un temple.
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3Former une croûte ; couvrir d'une couche pierreuse.
Les coquilles ne sont pas seulement développées dans les sables mobiles, mais les pierres les plus dures les incrustent souvent et en sont pénétrées de toute part
CUVIER, Révol. 13
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4S'incruster, v. réfl. Être incrusté. Le marbre est une matière qui s'incruste souvent.
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Fig.
Dreux s'appela le marquis de Dreux ; il eut tort ; il fallait prendre le titre de comte, cela se fût mieux incrusté sur les comtes de Dreux sortis de la maison royale
Saint-Simon, 106, 127
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5Se couvrir d'une croûte pierreuse. Les dents s'incrustent de tartre.
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Fig.
Dangeau faisait ses dieux du roi et de Mme de Maintenon, et s'incrustait de leurs façons de penser
Saint-Simon, 464, 38
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Étymologie
Lat. incrustare, garnir d'une croûte (voy. ENCROÛTER).