indigent, ente adj. (in-di-jan, jan-t')
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1Qui manque des choses utiles à la vie.
Dépenser à peine deux mille francs par an pour sa personne, et en donner plus de vingt mille à des familles indigentes
Voltaire, Lett. d'Argenson, 8 août 1743- La plupart, indigents au milieu des richesses,Achètent l'abondance à force de bassesses GILBERT, 18e siècle.
- C'est là, cachant son sort, que sa vertu tranquilleD'un vieillard indigent a partagé l'asile Ducis, Lear, I, 4
- Le ministre d'un Dieu qui vécut indigent M. J. CHÉN., Fén. III, 1
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Fig.
Je pourrais vous faire convenir que le jargon d'une petite province, mêlé de chaldéen, de phénicien et d'arabe, était une langue aussi indigente et aussi rude que notre ancien gaulois
Voltaire, Lett. Pinto, 21 juill. 1762
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2S. m. et f. Un indigent. Une indigente.
Ôtez-nous de ces biens l'affluence impotune, Dirent-ils l'un et l'autre : heureux les indigents !
La Fontaine, Fabl. VII, 6C'est aux pauvres et aux indigents, qui portent la marque du Fils de Dieu, qu'il appartient proprement d'y être reçus [dans la cité de Dieu]
Bossuet, Sermons, Sept. 1- Mais, quoi ! cet indigent, ce mortel famélique,Cet objet dégoûtant de la pitié publique,D'un cadavre vivant traînant le reste affreux Voltaire, Disc. 1er.
....L'indigent espère en vain du sort ; En espérant toujours il arrive à la mort
André Chénier, Idylles, Mendiant.- Si pauvre et généreux son cœur vient de souffrirAux cris d'un indigent qu'il n'a pu secourir André Chénier, Élég. XX
Étymologie
Lat. indigentem, part. présent de indigere, fermé de indu, endo, à l'intérieur, et egere, manquer, avoir besoin.