Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

inonder dans le Littré

1 article· 28 citations· rimes· synonymes· conjugaison

inonder v. a. (i-non-dé)

  1. 1Couvrir d'eau.

    • Pratiquer une inondation. On ouvrit les écluses, et on inonda la prairie.

  2. 2Par exagération. Mouiller beaucoup. J'ai reçu l'averse ; j'ai été inondé. La sueur l'inondait.

  3. 3Inonder de sang, faire périr beaucoup de personnes.

    • Le sang inonda Rome lors des proscriptions, beaucoup de personnes y furent mises à mort.

  4. 4Fig. Il se dit des multitudes qui se répandent.

    • Il se dit dans le même sens de ceux qui répandent les multitudes.

      • Xercès avait inondé le pays d'un si grand nombre d'hommes et d'animaux qu'ils avaient tari les fontaines Vaugelas, Q. C. III, 10
  5. 5Par une autre métaphore, il se dit de toute chose qui, affluant, couvre et envahit.

    • Il se dit semblablement de ceux qui procurent cet afflux.

  6. 6V. n. Affluer comme une eau (emploi qui vieillit).

    • C'est son sang innocent [de Jésus] qui fait inonder sur nous les trésors des grâces célestes Bossuet, 2e serm. Compassion de la Ste Vierge, 1
    • Voyant du haut de sa croix combien l'âme de sa mère était attendrie, et que son cœur ébranlé faisait inonder par ses yeux un torrent de larmes amères Bossuet, ib. 2
    • Cette bouche divine [de Jésus] de laquelle inondaient des fleuves de vie éternelle Bossuet, 1er sermon, Pâques, I
    • Inonder est présentement toujours actif, et c'est mal parler que de dire : le Pô qui avait inondé sur les terres voisines, Acad. Observat. sur Vaugelas, p. 564, dans POUGENS.

  7. 7S'inonder, v. réfl. Se faire à soi-même une inondation. Les Hollandais aimèrent mieux s'inonder de leurs propres mains que de se soumettre à Louis XIV.

Étymologie

Génev. énondé, inondé ; du lat. inundare ; de in, en, et unda, onde.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander