instabilité s. f. (in-sta-bi-li-té)
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1Défaut de stabilité physique. L'instabilité d'un équilibre.
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Instabilité d'un navire, vice de construction d'un navire qui fait qu'il n'est pas bien stable à la mer.
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Fig.
- J'ai promené mes yeuxSur l'instabilité qu'on trouve sous les cieux Tristan L'Hermite, M. de Chrispe, III, 1
Allez, honneurs, plaisirs, qui me livrez la guerre ; Toute votre félicité, Sujette à l'instabilité, En moins de rien tombe par terre ; Et comme elle a l'éclat du verre, Elle en la fragilité
Corneille, Poly. IV, 2Faisant réflexion que, de tant de milliers d'hommes, il n'en resterait pas un seul dans cent ans, il [Xercès] ne put refuser des larmes à l'instabilité des choses humaines
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 190, dans POUGENSL'avarice est une extrême défiance des événements qui cherche à s'assurer contre les instabilités de la fortune par une excessive prévoyance, et manifeste cet instinct avide qui nous sollicite d'accroître, d'étayer, d'affermir notre être
VAUVENARGUES, Introd. à la conn. de l'esp. humain, II, 29
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2Fig. Défaut de stabilité morale.
- Et laissant dans son cœur parler sa défianceDe l'instabilité d'un peuple qui balance BRÉBEUF, Phars. IV
Dieu, pour punir l'irréligieuse instabilité de ces peuples, les a livrés à l'intempérance de leur folle curiosité
Bossuet, Reine d'Anglet.La perpétuelle instabilité des Églises protestantes
Bossuet, Var. 15Celui [le royaume d'Israël] que la révolte avait élevé malgré les rois légitimes, eut en lui-même une perpétuelle instabilité et périt enfin sans espérance par ses fautes
Bossuet, Polit. IX, 3, 6Je sais, mes frères, que le sacrement de pénitence ne fixe pas l'instabilité du cœur humain
Massillon, Carême, Rechute, 1S'alarmer de la répugnance des penchants, de la médiocrité des forces, de l'instabilité des goûts
Massillon, Ref. religieuse, sermon 1
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3Non-permanence dans le même état. L'instabilité d'une combinaison chimique.
L'instabilité du continent qui, perpétuellement battu, rongé, bouleversé par l'océan dont il éprouve les vicissitudes, d'un côté perd au loin peut-être des terres immenses, et de l'autre découvre à nos yeux de nouveaux pays
Raynal, Hist. phil. X, 2
Étymologie
Lat. instabilitatem, de instabilis, instable.