interposition s. f. (in-tèr-pô-zi-sion ; en vers, de six syllabes)
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1Situation d'un corps interposé entre deux autres.
Pareilles interpositions causent les éclipses
Guez de Balzac, Disc. à la régenteWallis fut le premier qui crut que la longue interposition des terres et même des nuages fait paraître le soleil et la lune plus grands à l'horizon qu'au méridien
Voltaire, Phil. Newt. II, 6On voit assez que mon but dans cette expérience était de m'instruire de la différence que l'interposition de l'eau mettrai dans les résultats
Bonnet, Décolor. corps lum. Œuv. t. XI, p. 197, dans POUGENS.
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Par extension.
Il [Jésus-Christ] nous découvre.... le divin secret de tout impétrer par l'interposition de son nom
Bossuet, Méd. sur l'Év. 2e part. 13e jourOn jure par le nom de Dieu, et on le prend à témoin, afin que notre parole, faible par elle-même, devienne ferme et inviolable par l'interposition du nom de Dieu
Bossuet, Médit. sur l'Evang. Serm. sur la montagne, 16e jour.
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2Par extension et en termes de jurisprudence. Interposition de personne, action de remettre une libéralité à une personne qui ne la gardera pas et la transmettra à une autre qui ne pourrait la recevoir directement.
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Interposition de décret, jugement qui ordonne que le bien saisi sera vendu et adjugé par décret.
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3Fig. Intervention, médiation, surtout en parlant d'une autorité supérieure. L'interposition de l'autorité du prince.
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3Ajoutez :
L'électeur de Trèves ayant eu recours à son interposition et assistance [de Louis XIII], Elle [Sa Majesté] le garantit de la ruine dont il était menacé par les armes du roi de Suède
RICHELIEU, Lettres, etc. t. VI, p. 460 (1639)
Étymologie
Provenç. interpozicio ; espagn. interposicion ; ital. interposizione ; du latin interpositionem, de inter, entre, et positio, position.