Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

investiture dans le Littré

1 article· 5 citations· rimes· synonymes

investiture s. f. (in-vè-sti-tu-r')

  1. 1Acte par lequel on investit quelqu'un d'un fief ou d'une dignité ecclésiastique.

    • Vous aviez promis de donner l'investiture du duché de Milan au plus jeune de mes trois fils Fénelon, Dial. des morts mod. Charles-Quint, François 1er.
    • Les papes n'avaient plus guère d'autre droit que de donner les investitures des royaumes Voltaire, Mœurs, 32
    • Louis XII avait donné pour l'investiture de Milan cent mille écus d'or à l'empereur Maximilien Voltaire, ib. 113
    • Affaire ou querelle des investitures, longue et grave contestation qui s'éleva entre les empereurs et le saint-siége, vers 1074 et dans les siècles suivants, au sujet du droit d'investir les évêques.

  2. 2Action d'investir une place ; on dit aujourd'hui, en ce sens, investissement.

    • On doit prendre de grandes précautions dans l'investiture d'une place où une armée composée de soldats expérimentés et déterminés à tout oser se trouve enfermée FOLARD, Polybe, dans RICHELET
    • La situation [d'Ebernbourg] ni celle du pays ne demandaient point d'investiture, ni plus d'une attaque Saint-Simon, 49, 71

Étymologie

Investir ; provenç. investitura ; espagn. investidura ; ital. investitura.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander