invoquer v. a. (in-vo-ké)
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1Appeler à son secours, à son aide.
À l'envi l'un et l'autre [les deux chrétiens] étalait sa manie.... Et traitait de mépris les dieux qu'on invoquait
Corneille, Poly. III, 2- Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais Racine, Athal. I, 4
- Marchons, en invoquant l'arbitre des combats Racine, ib. IV, 3
Ils aimèrent mieux m'invoquer [moi Romulus] comme dieu, que de m'obéir comme à leur roi
Fénelon, Dial. des morts, anciens, Romulus, Numa.
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Terme de l'Écriture sainte. Invoquer le nom de Dieu, du Seigneur, faire, en l'adorant, un acte de religion.
C'est ainsi qu'ils invoqueront mon nom sur les enfants d'Israël, et je les bénirai
Saci, Bible, Nombres, VI, 27Le reste pour son Dieu montre un oubli fatal...Et blasphème le nom qu'ont invoqué leurs pères
Racine, Athal. I, 1
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2Fig. Demander quelque chose comme par une sorte d'invocation. Invoquer le secours de ses amis, la clémence du prince.
Ils moururent en invoquant en vain la vengeance céleste contre leurs persécuteurs
Voltaire, Mœurs, 66Et la reine au milieu des femmes éplorées....Au lieu de l'hymenée invoquait le trépas
Voltaire, Mérope, V, 6
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3Fig. Citer en sa faveur, en appeler à. Invoquer le droit commun. Invoquer une loi, un témoignage.
Remarque
Voltaire a dit : « Il ne parlera pas comme les avocats éloquents qui invoquent une loi et un témoignage, Lett. d'Argental, 18 mars 1775 ; et dans Jenni, 4 : Il n'invoquait point un témoignage, une loi, il les attestait, il les citait, il les réclamait ». Il paraît par là qu'il blâmait cette locution, qui en soi n'est pas vicieuse, puisque invoquer est appeler à soi, mais qui en effet n'est pas sans quelque prétention.
Étymologie
Lat. invocare, de in, en, dans, et vocare, appeler (voy. VOYELLE).