irrité, ée part. passé (i-rri-té, tée)
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1Mis en colère.
- Ma haine est un effet d'un amour irrité Rotrou, Bél. I, 3
- Il ne gagnera rien sur ce juge irriteQui lui fait son procès de pleine autorité Boileau, Sat. IX
- Pourvu que par ma mort tout le peuple irritéNe vous ravisse pas ce qui m'a tant coûté Racine, Brit. IV, 2
Je sais jusqu'où s'emporte un amant irrité
Racine, Iphig. III, 7- Le sénat chaque jour et le peuple irritésDe s'ouïr par ma voix dicter vos volontés Racine, Brit. IV, 2
- Et pour mieux apaiser ses mânes irrités Racine, Phèdre, V, 7
La mer, mugissant, ressemblait à une personne qui, ayant été longtemps irritée, n'a plus qu'un reste de trouble et d'émotion, étant lasse de se mettre en fureur
Fénelon, Tél. VICe n'est pas un Dieu irrité qui nous envoie
Massillon, Carême, Mot. de conv.
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Il se dit fig. et poétiquement des choses, dans le même sens. Le fleuve irrité franchit ses rivages.
Il vit sans inquiétude frémir à l'entour les flots irrités
Bossuet, le Tellier.
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2Terme de médecine. Qui a subi une irritation. Les poumons irrités par un air froid et piquant.
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Les humeurs sont irritées, se disait autrefois pour exprimer qu'elles devenaient plus âcres, et qu'elles étaient dans un mouvement extraordinaire.
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