isthme s. m. (i-sm')
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1Terme de géographie. Langue de terre qui sépare deux mers et joint deux terres.
Les Vénitiens, aussi intéressés que l'Égypte à traverser les progrès du Portugal, avaient proposé à ce soudan de couper l'isthme de Suez à leurs dépens, et de creuser un canal qui eût joint le Nil à la mer Rouge
Voltaire, Mœurs, 141Le bien général des nations, l'utilité du commerce exigent que l'isthme de Panama, que l'isthme de Suez ouverts à la navigation rapprochent les limites du monde
Raynal, Hist. phil. VIII, 35
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Fig. Percer l'isthme, s'est dit quelquefois, à l'imitation d'une locution ancienne, pour tenter une chose impossible, plusieurs empereurs romains ayant essayé de percer l'isthme de Corinthe et y ayant renoncé.
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2Nom donné, en termes d'anatomie à certaines parties qui ont quelque ressemblance de forme avec un isthme. L'isthme du gosier.
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Isthme de Vieussens, relief de fibres musculaires qui règne tout autour de la fosse ovale de la cloison des oreillettes du cœur.
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Terme de botanique. Étranglement qui sépare deux loges ou articles dans un fruit articulé.
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Étymologie
Ἰσθμὸς, un passage ; du radical ἴω, εἴμι, je vais, le même que le latin ire, aller (voy. IRAI), à l'aide du suffixe σθμος ; comparez ἀριθμὸς, ῥυθμός.