javelle s. f. (ja-vè-l')
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1Terme d'agriculture. Nom donné à des poignées de blé scié, qui demeurent couchées sur le sillon jusqu'à ce qu'on en fasse des gerbes. Mettre du blé, de l'avoine en javelle.
- La gloire des méchants est pareille à cette herbeQui, sans porter jamais ni javelle ni gerbe... Malherbe, I, 2
Et le fer eût en javelle Deux fois les blés abattus....
Malherbe, II, 2- Et la belle Cérès en javelles féconde Malherbe, VI, 6
- Il voit de toute part combler d'heur sa famille,La javelle à plein poing tomber sous sa faucille RACAN, la Retraite.
Lorsque vous aurez coupé vos grains dans votre champ, et que vous y aurez laissé une javelle par oubli, vous n'y retournerez point pour l'emporter, mais vous la laisserez prendre à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve
Saci, Bible, Deutér. XXIV, 19- Il laisse là le champ, le grain et la javelle La Fontaine, Fabl. VIII, 9
Elle [ma Muse] aime.... Suivre les moissonneurs et lier la javelle
André Chénier, Élég. X
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2Fagot de sarments de vigne. Mettez une javelle au feu.
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3Botte d'échalas ou de lattes.
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4On dit qu'un baril, qu'un tonneau est tombé en javelle lorsque les douves et les fonds se séparent.
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5Terme de pêche. Se dit de petits tas de huit morues lorsqu'elles ont reçu plusieurs soleils.
Étymologie
Picard, gavelle ; bourguig. jaivelle ; espagn. gavilla ; portug. et ital. gavela ; d'après Diez, du latin capulus, poignée, d'où le diminutif capellus ou capella (le provençal moderne a en effet un masculin gavel, ainsi que le picard, gaviau). Que le c latin puisse se changer en g dans le français, c'est ce que font voir jambe et geôle.