jongleur s. m. (jon-gleur)
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1Ménestrel qui chantait et souvent composait des poëmes, des chansons, des fabliaux ; il allait les chanter dans les cours, dans les tournois, dans les châteaux, dans les villes ; en ce sens il n'est usité que dans l'histoire du moyen âge.
Les jongleurs, qu'on nomma aussi ménestrels ou ménestriers, étaient rassemblés dans le même quartier et donnèrent leur nom à l'église de St-Julien, dont Jacques Grure et Hugues-le-Lorrain, tous deux jongleurs ou ménestriers, furent les fondateurs en 1331
Duclos, Mém. jeux scéniques, Œuvr. t. I, p. 364, dans POUGENS.
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2Par une extension péjorative, joueur de tours de passe-passe, bateleur qui joue avec des boules, avec des cercles qu'il lance en l'air.
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En Amérique, on donne le nom de jongleurs aux devins des sauvages, qui font surtout profession de guérir les maladies et de prédire.
Chactas apprit à René que le principal jongleur était un prêtre avide
Chateaubriand, Natch. V
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3Fig. Celui qui cherche à en imposer par de fausses apparences. Les jongleurs politiques.
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Il a aussi un féminin dans le sens figuré. C'est une jongleuse.
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Étymologie
Ital. gioccolatore ; du lat. joculatorem, celui qui joue. Dans le vieux français, juglere est le nominatif, de joculátor ; jugleor est le régime, de joculatórem. Le français avait aussi jugler (Cel jor orent jugler auques de lor talent ; Guiteclin les paia d'or fin et de besans, Saxons, v), et le provençal, juglar ; jugler et juglar viennent du latin jocularis.