1légitime adj. (lé-ji-ti-m')
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1Qui a un caractère de loi. L'autorité légitime. Les pouvoirs légitimes.
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Il se dit des personnes.
Qui ne voit donc qu'il faut dire nécessairement que David était le roi légitime de tout Israël et qu'on n'avait pu reconnaître Isboseth que par attentat ou par erreur
Bossuet, Var. 5e avert. § 39Les mots changent d'acception : un peuple qui combat pour ses souverains légitimes est un peuple rebelle
Chateaubriand, Buonaparte et les Bourbons.
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Particulièrement. Une dynastie légitime, dynastie qui règne en vertu d'un droit traditionnel, par opposition aux princes qui règnent par des coups d'État ou par la volonté nationale.
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Par extension.
Je converse avec moi-même comme avec le plus légitime censeur de ma vie
Bossuet, Pensées chrét. et mor. 32
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2Qui a les conditions, les qualités requises par la loi. Mariage légitime.
On me pourra toutefois objecter qu'il y a trois circonstances à cette action [la Saint-Barthélemy] qui la rendent extrêmement odieuse à la postérité : la première que le procédé n'en a pas été légitime.... mais je répondrai.... qu'il faut entendre là-dessus nos théologiens, lorsqu'ils traitent de fide haereticis servanda,
G. NAUDÉ, Considérations politiques sur les coups d'État, p. 172- Voyez si nos liens ont été légitimes Voltaire, Olymp. V, 6
- La fortune toujours du parti des grands crimes,Les forfaits couronnés devenus légitimes Lamartine, Médit. I, 7
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Par extension.
Ils [les renards] refusèrent constamment toutes les chiennes ; mais, dès qu'on leur présenta leur femelle légitime, ils la couvrirent quoiqu'enchaînés, et elle produisit quatre petits
Buffon, Quadrup. t. II, p. 215
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Enfant légitime, enfant né durant le mariage, ou après la mort du père, dans le délai que fixe la loi et par conséquent avec les conditions qui établissent ses droits à l'hérédité.
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Intérêt légitime, intérêt de l'argent au taux fixé par la loi. On dit plus souvent intérêt légal.
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3Il se dit en général des choses fondées sur un droit ou une raison qu'on ne pourrait violer sans injustice ou déraison.
- Contre nous ta poursuite est-elle légitime ? Corneille, Cid, IV, 2
Je crains.... qu'il.... ne conçoive mal qu'il n'est fourbe ni crime Qu'un trône acquis par là ne rende légitime
Corneille, Nicom. I, 5- Que sa prétention fût ou non légitime Rotrou, Antig. IV, 1
La mort seule.... peut.... Faire au poids du bon sens peser tous ses écrits [d'un homme de génie], Et donner à ses vers leur légitime prix
Boileau, Ép. 7- Je sais qu'un noble esprit peut, sans honte et sans crime,Tirer de son travail un tribut légitime Boileau, Art p. IV
- Daignez m'ouvrir au trône un chemin légitime Racine, Bajaz. II, 1
- Quiconque a pu franchir les bornes légitimesPeut violer enfin les droits les plus sacrés Racine, Phèdre, IV, 2
- Je ne condamne plus un courroux légitime Racine, Andr. II, 4
- Quand je conçus pour elle un amour légitime Racine, Mithr. I, 1
- Je suis loin de blâmer le soin très légitimeDe plaire à ses égaux et d'être en leur estime Voltaire, la Vanité.
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4Terme de médecine. Maladies légitimes, celles qui suivent une marche régulière.
Remarque
Corneille l'a employé dans le sens de plausible, naturel ; ce qui ne semble pas bon : Si ses yeux l'ont trompé, l'erreur est légitime, Théod. IV, 5.
Étymologie
Provenç. legitim ; catal. llegitim ; esp. legitimo ; ital. legittimo ; du lat. legitimus, de lex, legis, loi.