1lésé, ée part. passé (lè-zé, zée)
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Qui a souffert un dommage.
Tout le monde convient avec moi que j'étais offensé, lésé, malheureux
J.-J. Rousseau, Conf. VII
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Il se dit aussi des choses. Les intérêts lésés par cette mesure.
Qui a souffert un dommage.
Tout le monde convient avec moi que j'étais offensé, lésé, malheureuxJ.-J. Rousseau, Conf. VII
Il se dit aussi des choses. Les intérêts lésés par cette mesure.
qui ne s'emploie que joint à un substantif placé après, et signifie blessé, violé. Crime de lèse-majesté, crime par lequel la majesté est violée. Crime de lèse-majesté humaine, de lèse-majesté divine.
C'est par son esprit [de l'Église] que les rois chrétiens ne se font pas justice dans les crimes mêmes de lèse-majesté au premier chef, et qu'ils remettent les criminels entre les mains des jugesPascal, Prov. XI
Par extension.
C'eût été un crime de lèse-catholicitéJ.-J. Rousseau, Confess. II
L'homme de bien qui se tue, commet le crime de lèse-societé, et j'arrêterai sa main si je puisDiderot, Claude et Nér. II, 28
Ne se sent-il pas un peu coupable du crime de lèse-amitié, d'avoir manqué... ?GALIANI, Lettres, t. I, p. 152
Familièrement.
Un crime de lèse-faculté, qui ne se peut assez punirMolière, Mal. im. III, 6
C'était un crime de lèse-galanterie française de combattre contre l'héroïne de nos joursVoltaire, Lett. à Cath. 26
Provenç. lez ; esp. et ital. leso ; du lat. laesus, blessé, de laedere. C'est un latinisme emprunté surtout aux jurisconsultes ; laesa majestas, laesum jus ; mais ce n'est point le verbe léser employé à la troisième personne, comme le verbe l'est dans pince-maille, grippe-sou, etc. ; d'ailleurs léser est plus récent que lèse.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander