1lèse adj. f. (lè-z')
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qui ne s'emploie que joint à un substantif placé après, et signifie blessé, violé. Crime de lèse-majesté, crime par lequel la majesté est violée. Crime de lèse-majesté humaine, de lèse-majesté divine.
C'est par son esprit [de l'Église] que les rois chrétiens ne se font pas justice dans les crimes mêmes de lèse-majesté au premier chef, et qu'ils remettent les criminels entre les mains des juges
Pascal, Prov. XI
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Par extension.
La brigue est un crime de lèse-république
LE P. CATROU, dans DESFONTAINESC'eût été un crime de lèse-catholicité
J.-J. Rousseau, Confess. IIL'homme de bien qui se tue, commet le crime de lèse-societé, et j'arrêterai sa main si je puis
Diderot, Claude et Nér. II, 28Ne se sent-il pas un peu coupable du crime de lèse-amitié, d'avoir manqué... ?
GALIANI, Lettres, t. I, p. 152
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Familièrement.
Un crime de lèse-faculté, qui ne se peut assez punir
Molière, Mal. im. III, 6C'était un crime de lèse-galanterie française de combattre contre l'héroïne de nos jours
Voltaire, Lett. à Cath. 26
Étymologie
Provenç. lez ; esp. et ital. leso ; du lat. laesus, blessé, de laedere. C'est un latinisme emprunté surtout aux jurisconsultes ; laesa majestas, laesum jus ; mais ce n'est point le verbe léser employé à la troisième personne, comme le verbe l'est dans pince-maille, grippe-sou, etc. ; d'ailleurs léser est plus récent que lèse.