1laisse s. f. (lê-s')
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1Corde dont on se sert pour mener des chiens attachés. Des chiens de chasse qui vont en laisse.
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Une laisse de lévriers, se dit de deux lévriers, attachés ou non.
Quand le loup est détourné, on amène les lévriers qui doivent le chasser, on les partage en deux ou trois laisses, on n'en garde qu'une pour le lancer, et on mène les autres en avant pour servir de relais
Buffon, Quadrup. t. II, p. 199
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2Laisse se dit aussi du cordon avec lequel l'on conduit un chien seul.
Son chien a un collier d'or, il est attaché à une laisse d'or et de soie
LA BRUY, X.- Aux maîtres de cérémoniesPlaise ordonner que, dès demain,Entrent sans laisse aux TuileriesLes chiens du faubourg St-Germain Béranger, Requête.
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Fig. Mener quelqu'un en laisse, lui faire faire tout ce qu'on veut.
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3Laisse se dit aussi d'autres animaux que l'on conduit comme les chiens.
- Il arriva menant le taureau blanc en laisse Voltaire, Taureau, 6
À notre tête paraissait le guide ou le postillon grec à cheval, tenant un autre cheval en laisse
Chateaubriand, Itin. 1re part.
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Par extension.
Le Destin se mit en colère, lui donna [à son valet] quelques coups de plat d'épée, et, ayant lié ses mains du licol de son cheval, se servit de celui du cheval de Mlle de l'Étoile pour mener en laisse le criminel
Scarron, Rom. com. II, 13- Les revoilà sur l'onde ainsi qu'auparavant,La cassette en laisse suivant,Et le nageur poussé du ventDe roc en roc portant la belle LA FONT, Fianc.
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4Espèce de cordon de chapeau, fait de crin, de fil ou de soie.
Étymologie
Wallon, lahe ; namur. lache ; ital. lascio ; bas-lat. laxa ; de laxus, lâche, la laisse étant considérée comme une corde lâchement tenue. Cependant il faut prendre en considération le danois lisse, le hollandais letse, qui signifient attache, cordon. Grandgagnage rattache le wallon lahe à l'anc. haut allemand laz, lazo, courroie. Diez admet que laisse de chien vient de laxa, et que laisse de chapeau vient du germanique lisse, letse, etc.