lanière s. f. (la-niè-r')
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Courroie longue et étroite.
La Phénicienne Didon, sœur de Pygmalion, ayant quitté cette ville de Tyr, vint fonder la superbe ville de Carthage, en coupant un cuir de bœuf en lanières, selon le témoignage des plus graves auteurs de l'antiquité, lesquels n'ont jamais conté de fables
Voltaire, Princ. de Babyl. X- En refaisant des nœuds à ses lanières,Il me poursuit encor d'un œil sournois Béranger, Gohier.
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Terme de blason. Se dit pour bande.
Étymologie
Bourguign. laneyre. D'après Scheler, il vient de lanarius, qui est fait de laine, de lana, laine. Mais ne pourrait-on pas y voir le sens d'un lambeau de cuir, et le rattacher, comme lanier, dont il a tout à fait la forme, au latin laniare, déchirer ?
Supplément
LANIÈRE. - ÉTYM. M. Bugge, Romania, n° 10, p. 154, tire lanière non du lat. laniare, comme j'ai fait, mais du latin lacinia, lambeau, par un intermédiaire laciniaria. Pour rejeter laniare, il objecte que le suffixe y fait obstacle ; mais c'est une erreur ; car on a, dans la latinité, laniarium, boucherie, qui vient de laniare. Une meilleure raison qu'il allègue, c'est que lanière est constamment écrit, dans les anciens textes, lasniere. Je remarque que lanier (faucon lanier) est toujours écrit sans s, et vient ou de laniare ou de lana.