lapider v. a. (la-pi-dé)
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1Tuer à coups de pierres.
Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui sont envoyés vers toi
Saci, Bible, Év. St Matthieu XXIII, 37Si un bœuf frappe de sa corne un homme ou une femme et qu'ils en meurent, le bœuf sera lapidé, et on ne mangera point de sa chair
Saci, Bible, Exode, XXI, 28Philopémen fut enterré très honorablement, et les prisonniers de Messène furent lapidés autour de son tombeau
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 511, dans POUGENS
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Par extension.
Le paresseux est lapidé avec la fiente des bœufs ; tous ceux qui le touchent se secoueront les mains
Saci, Bible, Ecclésiastique, XXII, 2
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Fig.
Et eux-mêmes avouèrent que le public les lapidait avec les pierres de Port-Royal qu'ils avaient détruit sous Louis XIV
Voltaire, Hist. parlem. ch. 68J'ai prétendu ériger un monument [le Siècle de Louis XIV] à la vérité et à la patrie, et j'espère qu'on ne prendra plus les pierres de cet édifice pour me lapider
Voltaire, Lett. Hénault. 8 janv. 1752
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2Attaquer, poursuivre à coups de pierres. Comme il sortait du village, les enfants se mirent à le lapider.
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Fig. Honnir, maltraiter en paroles.
- Tant pis ! il se fera lapider par les dames BOURSAULT, Mots à la mode, sc. 8
Voilà mon ancienne thèse qui me fera lapider un jour : c'est que le public n'est ni fou ni injuste
Mme de Sévigné, 6 août 1670Pour moi je m'en irai là-bas raconter à Virgile qu'il y a un Français qui l'a surpassé dans son art ; j'en dirai autant aux Sophocle et aux Euripide.... et je me ferai peut-être lapider par tous ces morts, jaloux de ce qu'un seul homme a réuni en lui leurs mérites différents
FRÉDÉRIC II, Lettre à Voltaire, 12 mai 1760
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Étymologie
Provenç. lapidar ; ital. lapidare ; du lat. lapidare, de lapis, pierre.