lard s. m. (lar ; le d ne se prononce et ne se lie jamais : du lar excellent ; au pluriel, l's ne se lie pas : des lar escellents ; cependant quelques-uns la lient : des lar-z excellents)
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1Graisse ferme qui est au-dessous du cuir du porc. Les lards de différents cochons.
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Populairement. Faire du lard, s'engraisser.
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Être gras à lard, être très gras.
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2Pièce de lard de cochon préparée pour l'alimentation.
Les hommes au rang desquels vous [Grillus] ne voulez pas être, mangeront votre lard, vos boudins et vos jambons
Fénelon, t. XIX, p. 142
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On dit d'un avare, qu'il est vilain comme lard jaune, c'est-à-dire lard jauni par la conservation avare.
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Gros lard, celui qui ne contient aucune partie charnue. Petit lard ou lard maigre, morceau composé de couches alternées de graisse et de chair.
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Fig. Avoir mangé le lard, être coupable, fautif ; locution qui provient peut-être de l'accusation portée contre ceux qui avaient mangé le lard, fait gras un jour maigre.
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Fig. Nous allons voir qui mangera le lard, nous allons voir qui gagnera la partie et qui aura l'enjeu.
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3Bande de lard de cochon.
- Et, sans dire un seul mot, j'avalais au hasardQuelque aile de poulet dont j'arrachais le lard Boileau, Sat. III
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Lardon. Omelette au lard. Salade au lard.
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4Il se dit de cette partie grasse qui est entre la peau et la chair de la baleine, du marsouin, etc. Du lard de baleine.
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5Terme de métier. Ce qui est entre l'écorce et le vif de l'arbre ; c'est ce qu'on appelle proprement aubier.
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6Pierre de lard, stéatite.
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3Ajoutez :
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Lard en planches, lard coupé en longues bandes.
200 000 kilos lard en planches,
Journ. offic. 4 fév. 1872, p. 828, 1re col.
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Étymologie
Provenç. lart, lar ; catal. llard ; esp. et ital. lardo ; du lat. lardum, laridum. À laridum dont le suffixe indique un adjectif, comparez λαρινὸς, gras.