largesse s. f. (lar-jè-s')
-
Distribution d'argent ou d'autre chose.
- Redoute un ennemi qui te fait des largesses DU RYER, Scévole, II, 3
- Un lourdaud libéral auprès d'une maîtresseSemble donner l'aumône alors qu'il fait largesse Corneille, le Ment. I, 1
- Cet excès de largesse ou de profusion MAIRET, Soliman, II, 2
- Pour profiter de sa largesse,Ils demandèrent la sagesse ;C'est un trésor qui n'embarrasse point La Fontaine, Fabl. VII, 6
Quoiqu'il [le mauvais riche] ait fait largesse en mourant des biens qu'il ne pouvait plus retenir, le ciel est de fer à ses prières, et il n'y a plus pour lui de miséricorde
Bossuet, Serm. Impénit. finale, 3- J'apprends que dans le temple où le plus saint des roisConsacra tout le fruit de ses pieux exploits,Et signala pour moi sa pompeuse largesse.... Boileau, Lutr. VI
- De Claude en même temps épuisant les richesses,Ma main sous votre nom répandait ses largesses Racine, Brit. IV, 2
Les largesses de la main droite doivent être secrètes pour la main gauche
Diderot, Claude et Néron, I, 101
-
Faire ses largesses, se dit quand on donne quelque petite somme aux gens d'une maison où on a reçu l'hospitalité, aux garçons d'un hôtel.
-
Pièces de largesse, pièces d'or et d'argent que les hérauts jetaient parmi le peuple, au sacre des rois et aux autres cérémonies.
-
On dit aussi en ce sens largesse.
- Largesse, ô chevaliers ! largesse aux suivants d'armes ! Victor Hugo, Odes, IV, 12
Étymologie
Provenç. largueza, larguesa, largessa, largeur et largesse ; catal. mod. llarguesa ; espagn. largueza ; ital. larghezza ; du lat. largitia, que M. L. Quicherat a trouvé dans Nonius sous la forme altérée largatia, et qui vient de largus, large. On disait aussi largeté.