Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

larmoyant dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes· synonymes

larmoyant, ante adj. (lar-mo-ian, ian-t' ; quelques-uns disent lar-moi-ian)

  1. 1Qui larmoie. Il vint tout larmoyant implorer des secours. Des yeux larmoyants.

    • Avec ces manières larmoyantes, elle [Mme la duchesse] arracha du roi 30,000 écus de pension Saint-Simon, 262, 7
  2. 2Qui fait couler des larmes.

    • Votre style n'est pas larmoyant ; et nous jugeons que votre état est encore plus triste que vous ne nous le dépeignez Mme de Maintenon, Lett. au duc de Noailles, 25 nov. 1710
  3. 3Terme de littérature. Il se dit, presque toujours en mauvaise part ou avec une intention critique, de pièces de théâtre plus attendrissantes que gaies ou terribles. Le genre larmoyant.

    • Peut-être les comédies héroïques sont-elles préférables à ce qu'on appelle la tragédie bourgeoise ou la comédie larmoyante ; en effet cette comédie larmoyante, absolument privée de comique, n'est au fond qu'un monstre né de l'impuissance d'être ou plaisant ou tragique Voltaire, Comm. Corn. Rem. D Sanche, Préf. commentat.
    • Ce serait aujourd'hui une trop grande impertinence d'entreprendre de faire rire le public, qui ne veut, dit-on, que des comédies larmoyantes Voltaire, Lett. à Lekain, 25 avr. 1770

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander