lenteur s. f. (lan-teur)
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1Retard à agir, en parlant des personnes. Des lenteurs affectées.
.... Il [le lièvre] laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue, Elle se hâte avec lenteur
La Fontaine, Fabl. VI, 10- Mais ta lenteur d'agir est pour moi sans pareille Molière, l'Ét. I, 11
île [où se fit le mariage de Louis XIV] éternellement mémorable par les conférences de deux grands ministres, où l'on vit se développer toutes les adresses et tous les secrets d'une politique si différente, où l'un se donnait du poids par sa lenteur, et l'autre prenait l'ascendant par sa pénétration
Bossuet, Mar.-Thér.- Mais si nous en croyons les lenteurs de Pompée Crébillon, Catilina, V, 2
- De Phorbas que j'attends cours hâter la lenteur Voltaire, Œdipe, II, 5
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2Retard à se faire, en parlant des choses. Les lenteurs de la procédure.
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3Fig. Il se dit de l'esprit qui conçoit lentement, de l'imagination. La lenteur de son esprit.
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Avoir une grande lenteur d'imagination, une grande lenteur d'esprit, imaginer lentement, concevoir lentement.
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4Lenteur se dit aussi de la marche d'une pièce de théâtre, d'un roman, etc. où les événements, mal liés entre eux, sont séparés par des conversations, par des réflexions oiseuses, surabondantes. La lenteur de ces scènes. Il y a des lenteurs dans cette comédie.
Étymologie
Lat. lentorem, qui ne signifie que viscosité, mollesse ; de lentus, lent. On a beaucoup dit lentitude au XVIe siècle.