Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

leude dans le Littré

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1leude s. m. (leu-d')

  1. Nom que, dans les temps mérovingiens, on donnait aux compagnons ou fidèles des rois.

    • J'ai parlé de ces volontaires qui, chez les Germains, suivaient les princes dans leurs entreprises ; Tacite les désigne par le nom de compagnons ; la loi salique, par celui d'hommes qui sont sous la foi du roi ; les formules de Marculfe, par celui d'antrustions du roi ; nos premiers historiens, par celui de leudes ; et les suivants, par celui de vassaux et seigneurs Montesquieu, Espr. XXX, 16

Étymologie

Bas-lat. leudes ; du germanique ; allem. Leute, les gens ; suédois, lyd, homme.

2leude s. f. (leu-d')

  1. Nom donné, dans le moyen âge, à toute espèce de prestation ou impôt.

Étymologie

Provenç. leuda, ledda, leida, lesda ; du participe bas-latin levitus, pour levatus, comme rogitus pour rogatus. Levita, proprement, une levée, a donné régulièrement leude et leuda. Tel est, contre du Cange, qui le tire du germanique leude, homme, l'avis de Diez, qui cite, en confirmation l'espagnol leudo, levain, tiré aussi de levare. Cet avis doit prévaloir.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander