1lice s. f. (li-s')
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1Lieu préparé pour les courses, les combats, les tournois.
- Il suffit qu'une fois il entre dans la lice Corneille, Cid, IV, 5
- Sire, à tout combattant la lice était ouverte Thomas Corneille, Geôlier de soi-même, II, 3
Une grande lice, bordée d'amphithéâtres magnifiquement ornés, fut formée à quelques lieues de la ville
Voltaire, Zadig, 19Déjà la lice est ouverte ; Les clercs en ont fait le tour ; La bannière blanche et verte Flotte au front de chaque tour
Victor Hugo, Odes, le Chant du tournoi.
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2Fig. Il se dit en parlant de discussions publiques, soit de vive voix, soit par écrit, ou de contestations publiques. Il a fui honteusement la lice.
Non pour entrer en lice contre personne
Pascal, Prov. IIIEn faisant courir la même lice à tant de prétendants
J.-J. Rousseau, Orig. II
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3Il se dit aussi des lieux où il y a, en quelque sorte, joute de parole. Le barreau est une lice ouverte à l'éloquence.
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4Terme de charpente. Pièce de bois assemblée horizontalement dans les poteaux d'une barrière d'appui au pourtour d'une cour.
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5Garde-fous d'un pont de bois.
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Barrière qui borde la carrière d'un manége.
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4Nom donné à certains caveaux chantants.
Membre de ces bas caveaux qu'on appelle des lices, il connaissait tous les airs, toutes les chansons, et il chantait sans se lasser
MM. DE GONCOURT, Germinie Lacerteux, ch. XLIX
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5Dans la fortification du moyen âge, espace libre laissé entre l'enceinte extérieure et l'enceinte intérieure.
Étymologie
Berry, lices, ensemble de poteaux formant une clôture continue ; provenç. laissa, layssa, lissa ; esp. liza ; ital. lizza, liccia ; bas-latin, licia, pieu, liciae, défense mise autour d'un camp, d'une ville. Origine incertaine. Du Cange le tire du latin licium, trame, à cause que les pieux sont rangés comme les fils dans une trame ; étymologie que Diez rejette parce que le sens n'est pas satisfaisant. Diez conjecture le moyen haut allemand letze, rempart, mais il remarque lui-même que le changement de l'e en i n'est pas facile. On a indiqué le bas-breton les, lice, mais on ne sait si les n'est pas un emprunt fait aux langues romanes ; d'après la Villemarqué, Contes bretons, t. II, p. 287, lis ! lis ! est encore en Bretagne le signal du combat au bâton qui se livre pendant la nuit des morts. Scheler remarquant qu'en anglais lice se dit list, propose de regarder lisse comme la bonne orthographe, et d'admettre que lisse est pour liste dans son sens primitif de barrière, clôture. Tout considéré, l'opinion de du Cange reste la meilleure et très probable.