liquéfaction s. f. (L'Académie dit qu'on prononce li-kué-fa-ksion ; mais plusieurs aussi disent li-kéfa-ksion ; ce qui va mieux avec le verbe qui se prononce likéfié)
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1État de ce qui est rendu liquide.
Dans ce premier temps, où la terre en fusion, tournant sur elle-même, a pris sa forme et s'est élevée sur l'équateur en s'abaissant sous les pôles, les autres planètes étaient dans le même état de liquéfaction
Buffon, 1re époq. nat. Œuv. t. XII, p. 58, dans POUGENSLa consternation y serait très grande [à Naples] et presque générale, si la liquéfaction [du sang de saint Janvier] ne s'opérait pas ; aussi est-il très rare qu'elle manque
Duclos, Voy. Ital. Œuv. t. VII, p. 145
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2Fig. Terme de dévotion. État du cœur qui se fond par la chaleur de la dévotion comme un métal par la chaleur du feu.
La joie n'est qu'un épanouissement du cœur et, si j'ose me servir d'un terme dont la dévotion s'est saisie, une certaine liquéfaction intérieure
Corneille, Disc. à l'AcadémieTout ce qui coule au cœur de doux saisissements, De liquéfactions, d'épanouissements, Marque bien les effets de ma grâce présente
Corneille, Imit. III, 6
Étymologie
Provenç. liquefactio ; esp. liqueffaccion ; ital. liquefazione ; du lat. liquefactionem, de liquefacere, liquéfier.