Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

loure dans le Littré

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1loure s. f. (lou-r')

  1. 1Vieux mot qui signifiait musette, et qui a pris le sens de la danse à la loure, comme gigue le sens de danse au violon.

  2. 2Sorte de danse grave de paysans dont l'air, qui porte le même nom, se bat à deux temps, et d'un mouvement marqué.

    • Si l'archevêque de Paris s'avisait à la grand'messe de danser une loure ou une chaconne Voltaire, Dial. 21
    • Pour le style [dans Zaïre], il ne faut pas s'attendre à celui de la Henriade ; une loure ne se joue point sur le ton de la descente de Mars Voltaire, Lett. Formont, 15 déc. 1732

Étymologie

On a indiqué le vieux scandinave lûdr, danois luur, flûte de berger. D'autres regardent loure comme une altération de outre (d'une cornemuse), avec agglutination de l'article. Ne pourrait-on pas songer au latin lura, sacoche, bourse, et, par suite, musette ?

2louré, ée part. passé (lou-ré, rée)

  1. Notes lourées.

    • Qui doit être joué dans le goût des airs de cornemuse, c'est-à-dire avec un caractère champêtre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander